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"Encosse est un lieu dont nous ne vous entretiendrons guère; car, excepté les eaux, qui sont admirables pour l'estomac, rien ne s'y rencontre. Il est au pied des Pyrénées, éloigné de tout commerce, et l'on n'y peut avoir autre divertissement que celui de voir revenir sa santé. Un petit ruisseau qui serpente à vingt pas du village, entre des saules et des prés les plus verts qu'on puisse s'imaginer, était toute notre consolation. Nous allions tous les matins prendre les eaux en ce bel endroit, et les après-dînées nous promener. Un jour que nous étions sur ses bords, assis sur l'herbe, et que, nous ressouvenant des hautes marées de la Garonne, dont nous avions la mémoire encore assez fraîche,
nous examinions les raisons que donnent Descartes et Gassendi du flux et du reflux, sortit tout d'un coup d'entre les roseaux les plus proches, un homme qui nous avait apparemment écoutés."
Annotation d’Oriane (Bic vert): ce n’était pas à Encosse (que je ne connais pas) que s’est produite ma première rencontre avec celui qui allait devenir d’abord mon mari puis, de façon plus publique, le Général Proust. Cependant la rencontre s’est produite de cette même façon alors que j’étais à Berck avec mon amie Françoise, un homme sortit de derrière une haie qui s’avança vers moi, c’était lui.
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